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TEST

Les épisodes de Metroid sont de plus en plus nombreux ces derniers temps, et ce n’est pour déplaire à aucun fan tant que la qualité est au rendez-vous ! Voici donc le test du petit dernier, suite directe de Metroid Prime, qui avait amené un genre nouveau sur console : le First Person Adventure.

Rédigé par WolfDark

Présentation :

    La première impression est bonne : la boîte est vraiment jolie, mettant en avant le concept de lutte entre l’ombre et la lumière que l’on retrouvera tout au long du jeu. D’entrée, on a envie d’ouvrir… et c’est ce que l’on fait !

    On découvre alors une notice claire et globalement bi-chromatique, afin d’illustrer encore cette fameuse opposition lumière-ténèbres. Dès le récit de l’histoire, on comprend mieux de quoi il est question. Les pages suivantes en révèlent sans doute un peu trop à mon goût (notamment sur l’aspect de la seconde combinaison, que j’aurais bien aimé découvrir par moi-même), mais le tout a le mérite d’être parfaitement clair. Bref, un sans-faute, évidemment.

    Vient alors le moment de commencer les choses sérieuses ! Éteignez la lumière, fermez les volets et installez-vous confortablement… Après les informations d’usage, une musique sublime apparaît doucement, reprenant tout à la fois le vieux thème Metroid et celui de l’écran-titre de Metroid Prime. Des formes sombres s’agitent, et même le jeu des lettres informant que « Nintendo présente un jeu Retro Studios » est génial. Le reste est anecdotique, puisqu’il s’agit, comme d’habitude, de scènes tirées du jeu.

    C’est pas le tout : il faut commencer à entrer dans le vif du sujet. L’écran de gestion des parties et des options est évidemment superbe dans l’ambiance toujours ambivalente qui prévaut. La musique elle-même est très particulière, mais elle est très réussie dans le sens où elle permet de s’immerger encore plus dans l’ambiance que le jeu veut instaurer : la sensation que malgré la puissance dont on sera doté, de graves dangers nous attendent, dans un monde où la tension sera palpable…

    Me décidant enfin, je crée une partie et je me lance…

Histoire :

    Le scénario de Metroid Prime 2 est particulièrement intéressant. Une partie vous sera racontée dans la notice, mais libre à vous de le découvrir également au cours du jeu. Voici en tout cas les grandes lignes.

    La planète Ether était le paradis d’une race extra-terrestre : les Luminoths. Ingénieux et disposant d’une technologie avancée, ils firent prospérer leur cher havre de paix en y installant des contrôleurs d’énergie, dans le but de préserver le monde qui les avait accueillis. Tout allait bien jusqu’au jour où un corps céleste s’écrasa sur Ether, dans un cataclysme d’une violence extrême.

    Peu après cet événement considérable, les Luminoths découvrirent des anomalies spatiales dans leur monde. Il ne leur fallut pas longtemps pour découvrir que la collision avec le météorite avait provoqué la création d’une nouvelle dimension, réplique ténébreuse de Ether. Les créatures (appelées Ings vivant dans ce monde toxique n’étant pas des modèles de politesse, la guerre pour la domination d’Ether s’engagea. Les deux camps étaient à égalité, jusqu’au moment où les Ings apprirent à posséder les créatures vivant sur Ether et à les retourner contre les Luminoths.

    Désespérés, ces derniers mirent au point un module permettant de transférer l’énergie présente dans l’Ether sombre vers l’Ether « lumineux ». Gaffeurs au possible, ils trouvèrent alors le moyen de se faire voler le module, permettant aux Ings de prendre à leur tour l’énergie d’Ether… Les Luminoths semblaient alors perdus.

    Mais un élément nouveau pourrait changer les choses : un vaisseau de la Fédération Galactique a pris en chasse une frégate Pirate près d’Ether, et dans la bataille, il s’écrasa sur la planète. Sans nouvelles des soldats, la Fédération charge Samus d’enquêter sur la disparition des troupes…

    Je ne vous en dit pas plus, mais sachez que le scénario est vraiment passionnant lorsqu’on prend la peine d’analyser un maximum d’écrits sur la planète. Au final, on arrive à retracer la suite d’événements tragiques ayant eu lieu sur Ether, et à plaindre ceux qui y ont pris part à leur insu. Mention spéciale pour les Pirates de l’Espace, vraiment malchanceux dans cet épisode !

    En bonus, pour les acharnés ayant terminé Metroid Prime à 100%, ils auront la joie de connaître l’origine exacte de « Samus sombre », une créature étrange et terriblement puissante qui ne sera jamais très loin de vous au cours de votre périple. En tout cas, la présence de cette entité est fort plaisante et donne du peps à l’aventure, d’autant qu’elle s’ajoute encore à la longue liste des calamités que Ether a subies…

Graphismes et animation :

    Qu’est-ce que vous voulez que je vous dise ? C’est magnifique, évidemment. Les petits gars de Retro Studios ont réussi à rendre Metroid Prime 2 encore plus beau que son illustre prédécesseur. Alors évidemment, on déplorera que le premier épisode ait été tellement beau que « Echoes » ne semble pas représenter une avancée considérable, mais quand même, ça reste absolument splendide.

    La plus grande avancée concerne selon moi les décors. Alors que Metroid Prime se contentait de donner dans des environnements somme toute très classiques (feu, glace, etc.), ce deuxième épisode nous plonge dans une atmosphère toute nouvelle. Notamment lorsque vous arriverez dans le dernier des 4 environnements proposés, je dois dire que le design de ce niveau m’a vraiment bluffé, je ne m’attendais pas à ça… Évidemment, en plus de tout cela, la réplique sombre d’Ether vous proposera un environnement particulièrement obscur, hostile et glauque, un vrai régal. ^^

    Les créatures, quant à elles, respectent les standards de la série Metroid : elles vont de la petite chose dégoûtante au mastodonte terrifiant, et elles sont très originales dans leur design. Les carapaces des créatures sont d’ailleurs particulièrement réussies. Quant à Samus sombre, elle a un aspect assez étrange, mais en même temps plutôt flippant, et quand elle utilise ses attaques les plus dévastatrices, on ne peut s’empêcher d’admirer son élégance (à sa manière).

    Quant à l’animation, tout comme dans le premier épisode, fait toujours dans le 60 images par seconde. Du véritable velours, pas à dire. Je déplore tout de même certains ralentissements vraiment visibles à de très rares moments, dans de grandes salles surchargées d’éléments mobiles, mais lorsque cela arrive, ça ne dure pas.

    Contrairement à l’épisode précédent, Metroid Prime 2 laisse également une place non négligeable aux cinématiques. Les tenants et aboutissants du scénario vous seront comptés par l’intermédiaire de scènes d’une grande qualité, souvent dramatiques. Finalement, ces scènes ne réduisent pas le fameux sentiment d’immersion éprouvé tout au long du jeu. Et surtout, j’ai adoré les scènes d’introduction aux combats contre Samus Sombre, qui mettent vraiment dans l’ambiance. Ca peut paraître bizarre, mais, surtout au premier affrontement avec cette créature, j’ai eu l’impression d’admirer une mise en scène de John Woo, dans Volte-Face par exemple.

    Bref, globalement, le plaisir des yeux est encore plus grand que dans Metroid Prime, ce qui n’est pas peu dire !

    Par contre, le nécessaire coup de gueule est un cri de compassion envers les (rares ?) personnes ne disposant pas d’une télé acceptant le mode 60Hz… Elles n’auront d’autre choix, pour profiter de Metroid Prime 2, de se trouver un nouveau téléviseur. Pour ma part, tout ce qui empêche les gens de connaître la série Metroid m’énerve au plus haut point, je trouve donc cette démarche, censée permettre de profiter de graphismes plus beaux, proprement absurde.

Jouabilité et Gameplay :

    Alors là, au moins, vous ne serez pas dépaysés : les commandes sont exactement les mêmes que dans Metroid Prime. Pour ceux qui ont joué au premier épisode, aucun problème d’adaptation, donc. Et même pour les néophytes, la prise en main se fait très facilement. Je ne détaille donc pas les commandes nécessaires pour jouer ici.

    L’originalité du soft réside dans la possibilité de naviguer entre les deux « versions » d’Ether par le biais de portails dimensionnels. Dans l’Ether sombre, on retrouvera une copie déformée des salles explorées sur Ether. En outre, la toxicité du lieu vous fera perdre de l’énergie en permanence, vos seules oasis étant alors des sortes de « bulles de lumière » générées par la technologie Luminoth, vous permettant de prendre quelque répit. Un lieu où vous aurez rarement un moment pour souffler, donc, ce qui est très bien fait, puisque l’on ressens ainsi l’appréhension, voire le dégoût, que doit éprouver Samus en pénétrant dans ce monde hostile.

    Au niveau des items, on retrouve évidemment en très grande partie ce qui avait déjà été fait. Un peu d’originalité ne ferait d’ailleurs peut-être pas de mal, vu qu’on se retrouve une fois encore à parcourir le monde entier pour reconstituer un équipement qu’on connaît par cœur…

    Toutefois, certains objets méritent un petit détour. Parmi ceux-ci, citons les missiles à têtes chercheuses, permettant d’envoyer jusqu’à 5 missiles simultanément sur des cibles multiples, ou encore le grande retour de l’attaque en vrille, permettant de se déplacer plus haut et plus loin tout en détruisant tout sur son passage ! A noter que ces « nouveautés » nécessitent tout de même un certain temps d’adaptation pour être utilisées au mieux.

    Je me dois également de parler des nouveaux viseurs. On retrouve avec plaisir le fameux viseur d’analyse permettant d’obtenir des informations sur à peu près tout dans le jeu, dans une version améliorée qui met bien plus en évidence les éléments que l’on n’a pas encore analysés. A cela s’ajoute un « viseur sombre », permettant de déceler les créatures et éléments se déplaçant entre les deux dimensions. Je ne trouve d’ailleurs pas ce viseur vraiment utile ni original, mais bon… Le dernier viseur fonctionne quant à lui aux ondes sonores, concept plutôt original et amusant, pour le coup. C’est assez drôle de se sentir comme dans un sous-marin envoyant des ondes pour savoir ce qui se trouve à proximité ! Ce viseur sert quant à lui à repérer les dispositifs fonctionnant au son (sans blague !) et à les actionner.

    Enfin, il faut absolument que je fasse un petit topo sur les rayons. A l’image du jeu, vous disposerez à terme du rayon sombre et du rayon de lumière, avant de découvrir le puissant rayon d’annihilation qui utilise ces deux types d’énergie simultanément. La grosse nouveauté, c’est que ces armes consomment des munitions… C’est la première fois dans un épisode de Metroid que c’est le cas, et pour ma part, je m’y suis assez bien fait. Cela dit, je comprends qu’on puisse trouver que c’est une limitation du gameplay dans le sens où on n’ose pas utiliser ces armes, afin de garder des munitions pour les boss… Cela dit, même sans munitions, il est toujours possible de tirer en chargeant le tir, pour obtenir un tir ordinaire. A noter également que la méthode pour obtenir des munitions, ingénieuse, vous obligera à équilibrer à peu près votre utilisation des deux types de munitions (sombres et lumineuses).

    Bref, selon moi, c’est une excellente idée ajoutant au stress se dégageant de cet épisode et permettant de gérer sa stratégie au mieux, en déterminant le meilleur moment pour se permettre d’utiliser les munitions, et en quelle quantité.

    Disons pour conclure cette section que les similitudes de gameplay avec Metroid Prime et le peu d’objets nouveaux implique que la jouabilité est parfaite, évidemment. Le revers de la médaille, c’est cette impression de ne pas avoir beaucoup évolué depuis le précédent épisode…

Musiques et sons :

    Là, je dois dire que je suis vraiment content de cet aspect du jeu. La plupart du temps, la musique est mélodie discrète mais oppressante. A certains moments en revanche, notamment contre les boss, la musique devient assez dynamique et surtout particulièrement bien instrumentalisée. Il n’y a finalement qu’une seule musique que je trouve vraiment désagréable, parce que terriblement répétitive. En ce qui concerne les remix, ils sont heureusement rares, ce qui permet d’ajouter une touche d’originalité, mais ils sont d’une très grande qualité.

    Quant aux sons, il n’y a là encore pas grand-chose à dire : c’est efficace, bien réalisé et parfaitement adapté aux environnements. Là encore, l’ambiance est bien entretenue et le tout permet de maintenir une atmosphère tendue. Tout comme Metroid Prime, ce second opus présente un subtil mélange entre cris organiques des créatures étranges peuplant Ether, et les sons plus « technologiques » de l’armure de Samus.

Durée de vie :

    En prenant le temps d’analyser le plus possible les éléments qui se présentent à vous, et en suivant l’aventure d’une manière « normale », vous pouvez compter sur 20 bonnes heures de jeu pour boucler l’aventure (personnellement, j’ai mis 21h15 pour terminer le jeu une première fois avec 100% des scans et 84% des items). Globalement, la difficulté est au rendez-vous, surtout contre certains boss, pour lesquels il faudra être attentif et rapide pour en découvrir les faiblesses. Il m’est arrivé de terminer un combat avec seulement 4 points d’énergie ! Un petit regret néanmoins pour le boss final, plus facile que certains autres boss du jeu, et vraiment simple à vaincre une fois le principe compris.

    Après, vous pourrez toujours chercher à obtenir 100% des items, ou à compléter le mode Difficile, accessible après votre première victoire. Du coup, pour les aficionados jusqu’au-boutistes, on peut compter sur 50 grosses heures de jeu. Autrement dit, du Metroid long et passionnant, qui risque de vous tenir longtemps face à votre télé si vous aimez le genre.

    Dans ce chapitre, je me dois de parler du mode multi-joueurs, le premier de la série Metroid. Au départ, je dois dire que j’étais contre ce mode, qui dénaturait selon moi le côté profondément solitaire des aventures de Samus. Finalement, ce mode est assez peu mis en avant pour qu’on y prête une attention trop soutenue, et surtout, il est si simpliste qu’il n’a pas vraiment d’influence sur le reste du jeu. Deux modes de jeu sont proposés, le Deathmatch classique consistant à massacrer le plus d’adversaires possible, et un mode « Chasseur » dans lequel il faut faire subir des dommages aux ennemis pour ramasser les pièces de monnaie qu’ils laissent alors sur leur passage. Ajoutez à cela le fait que l’on ne puisse pas choisir son personnage (on doit se contenter de Samus de diverses couleurs) et des arènes pas très développées, bien que quelques bonnes idées soient reprises de l’aventure solo, et vous obtenez un mode de jeu sans grand intérêt. Oserais-je dire « tant mieux » ?

En résumé :

    J’espère que vous n’avez pas trouvé le test trop long ! En me relisant, je me rends compte que je me suis encore laissé emporté et que j’en ai raconté des tartines ! Enfin, quand on est passionné…

Présentation : 95%
    L’ambiance est encore mieux mise en place que dans Metroid Prime, et les cinématiques permettent de se plonger encore mieux dans cette atmosphère post-apocalyptique et parfois même plutôt glauque…

Graphismes : 99%
    Je me retiens de mettre 100%... C’est un peu plus beau que Metroid Prime, qui lui-même était déjà un monstre absolu en la matière. Bref, votre rétine en prendra pour son tarif.

Animation : 97%
    De rarissimes ralentissements qui, bien que plus nombreux que dans Metroid Prime (du fait de décors plus riches) n’empêchent pas de se délecter des 60 images par seconde quasi-permanents.

Sons : 97%
    Pas de très grande originalité, mais un plaisir toujours renouvelé, dû à une grande efficacité. Une fois encore, vous allez flipper, surtout une fois seul dans l’Ether sombre…

Musiques : 95%
    Globalement meilleures que dans Metroid Prime, il me semble. De très beaux thèmes, parfaitement en adéquation avec votre environnement.

Jouabilité : 92%
    Quasiment parfaite, comme le précédent épisode. Le lance-missiles à têtes chercheuses et l’attaque en vrille nécessitent un petit temps d’adaptation.

Durée de vie : 97%
    Dans les 20 heures pour un joueur lambda, environ trois fois plus pour un fan acharné. L’épisode le plus long de la série selon moi.

Note globale : 98%
    Allez, après pas mal d’hésitation, je me décide à lui mettre la même note que ce que j’avais mis pour Metroid Prime. Le jeu est globalement meilleur, pas de doute là-dessus, mais l’absence de réelle innovation dans les items et le gameplay, ainsi que le fait que seuls les possesseurs de TV 60Hz puissent en profiter, font que je ne peux pas mettre une note vraiment meilleure.
En tout cas, un épisode absolument indispensable à tous les amateurs de Metroid. Comme souvent dans la série, si l’on est fan, on saura tirer le maximum de plaisir de ce chef-d’œuvre !

WolfDark

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Metroid: Samus Returns
Japon :
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15 septembre 2017



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